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Xivry le Franc et les chartes de franchise


Dans le Barrois, la plupart des communes avaient obtenu des chartes de franchise accordées par le Comte de Bar ou ses vassaux directs. Les dernières chartes accordées le furent au début du XIVème siècle. Les communes qui bénéficièrent des libertés nouvelles étaient .... et Xivry-Circourt (1290). Nanties de ces libertés nouvelles, les villes se développèrent au XIVème siècle et devinrent des pôles d'attraction souvent au détriment des petites campagnes car la vie y devint plus libre et plus facile.


La Charte de XIVRY-LE-FRANC, MERCY-SUR-LE-WOY, HAIGNY, BOUDRESY et MERCY AU MONT


Thiébault cuens de Bar et Rogier Chevalier, sires de Mercy, franchissent à la loi de Beaumont leurs villes de Xivry-le-franc, Mercy-sur-le-Voy, Haigny, Boudresy et Mercy au Mont, les bans, finâges et parrochages d'icelles et ceux qui y viendront demeurer fors ceux qui sont demeurant à Xivry lesquels sont de la prevosté de Marville saulf quils y retiennent pour eulx et leur hoirs leurs fours et moulins bannaulx faicts et à faire ès dits lieux, leurs estangs, ripvière et place pour les dits fours et moulins et pour faire halle s'il leur plaigt et grange pour mettre leurs terrages en rendant le dommage à lesgard du mayeur et eschevins du lieu. Paieront les bourgeois des dites villes terrage de douze gerbes deux, une pour le dixme et l'autre pour le terrage et de ce quon gaignera ès dits bans on prendra le terrage aux champs et de ce quils gaigneront hors et en bans joignants ils en devront le terrage lequel se prendra ès villes susdites chacun en son lieu. Leur appartiendront toute amende jugée par mayeurs et eschevins des dites villes. Lesquelles ils retiennent encore leurs osts et chevauchées et y yront les bourgeois des dits leiux le premier jour à leur frais et dudit en avant aux coustanges de celuy qui les ménera. Retiennent les marchés et foires sils y en font, conduits et passages. Chacun bourgeois des dites villes leur debvra payer tous les ans deux gélines à Pasque une, et l'autre à la St Remy. Et doit leur sergent justicier toutes les choses susdites quils y retiennent pour eulx et leurs hoirs. Si aulcun bourgeois ou bourgeoise sen alloit demeurer à Metz ou à Verdun, il pourroit vendre et despendre la demeurance de son héritage à un aultre bourgeois des dits lieux dedans lan et jour quil sen seroit party, sinon il echerroit aux dits seigneurs. On doit affouer les fours des dits lieux des bois batis et des bois communs des dites villes. Les terres que le dit Rogier, sire de Mercy, avoit ès bans et finage de Boudresy, Xivry et Mercy au Mont, lesquels on tient de luy à gerbage, demeureront au dit sieur comte et à luy chacun par moitié. Les bourgeois des dites villes prendront droict à Sathenay, et si on ne leur donnait dans les trois jours après quils lauroient requis aux mayeurs et eschevins ils liront querre à Beaumont. On ne peut retenir ès susdites villes aucuns de leurs hommes et femmes ny ceulx de leurs hommes de leurs fiefs ny arrière fiefs si ce nest de leur gré. De toutes les usuynes et rentes que les dits seigneurs Comte et Rogier ont ès dites villes et dépendances dicelles, chacun deulx en vendra sa part sil luy plaist. Laquelle franchise les dits seigneurs Comte et Rogier susdits jurent et promettent de garder et entretenir et le doivent jurer de mesme leurs hoirs après eulx ce ... de lan 1282 au mois de juillet

Source: AD Meuse, B, 263 f 536.

 
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